La mort du chanteur, l’hystérie mondiale … les préparatifs de son enterrement fastueux et enfin la mystérieuse disparition du cercueil contenant sa dépouille lors de l’enterrement ressemblaient à la séquence d’une fiction dramatique imaginée par un réalisateur. Mais en réalité, ça a été un drame sans émotion particulière. … Il s’agissait plus d’un show monté en épingle pour le commun des mortels, à qui on a essayé de faire croire qu’ils assistaient à un événement éternel. Il suffit toutefois de soulever le rideau de cet … événement pour se convaincre qu’il ne s’est en fait absolument rien passé.
7.09.09
…retransmission live [des funérailles de Michael Jackson] organisée par CNN avec Facebook. Ce qui était remarquable, c’est que la retransmission passait sur Internet sans aucun à-coup, comme c’est le cas habituellement avec le streaming vidéo. Plus besoin de regarder la télé, tout arrive sur l’ordi. Quand on pense que des millions de gens étaient connectés, on mesure qu’une page technique vient d’être tournée. Et que les médias français ont du souci à se faire. Le Monde et Libération, pour ne citer qu’eux, en sont encore au récit heure par heure, dépêche après dépêche. Je n’ai pas vu les sites des télés françaises, je suis curieux de savoir comment elles ont couverts ça sur Internet. Nokia sponsorisait la retransmission sur écran géant sur la façade du théâtre adjacent au Staples, et les pubs pour le N97 arrivaient ensuite à point nommés derrière pour confirmer que tout ça était cousu de fil blanc marketing.
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Thierry do Espirito in Michael Jackson, dead or live - Semioblog, analyse des médias
En d’autres termes et sous la forme d’une question : nos médias traditionnels, avec leurs éditions et autres émissions spéciales, ont-ils auto-célébré leur propre enterrement à l’occasion des funérailles de Michael Jackson ?
C’est peut-être ainsi qu’il nous faut comprendre le fameux «événement médiatique planétaire» rabâché à l’envi par tous les commentateurs, et non en terme de scores mirobolants de téléspectateurs comme tous l’espéraient, et qui ne se sont pas réalisés (lire «Pas d’audiences mirobolantes» sur lepoint.fr) de manière traditionnelle.
7.09.09
La mort de Michael Jackson, le 25 juin dernier, a frappé le monde de stupeur et de tristesse. Musicalement, le chanteur avait disparu des écrans radar, pour laisser place à un spectacle d’autodestruction. Son image était devenue à ce point fantomatique qu’on le croyait non concerné par la mort. Cette réalité a mis du temps à s’imposer, tandis que la disparition physique de Michael Jackson suscitait un besoin de réécouter “Billie Jean”, une faim de revoir “Thriller”. Sa mort l’a fait réapparaître en tant qu’artiste.
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Dominique Simonet in Quelque chose de Michael - La Libre Belgique
Un éditorial qui tend à induire le recul nécessaire dans une ambiance où tout concourt - pour ne pas écrire : “où beaucoup de marchands sont intéressés” - à construire de toutes pièces un “événement médiatique planétaire” autour de la mort de Michael Jackson. A lire d’urgence.
7.08.09
La vision de l’entreprise 2.0 comme une grande kermesse fraternelle où tout le monde s’embrasserait et chanterait à l’unisson a (heureusement) vécu. Non, l’entreprise ne deviendra jamais une annexe de Woodstock. Certains l’ont vite compris, d’autre ont mis plus de temps. Rassurez vous il n’y a pas de honte à avoir, c’est un peu comme le Père Noël. On y a tous cru un temps et après c’est passé. Et ça n’est pas pour ça qu’on a arrêté de faire et recevoir des cadeaux.
7.08.09
Au sein de l’Union européenne, l’Italie devient une franche caricature des libertés européennes proclamées, de la démocratie et du développement social durable. L’Italie est l’exemple d’un discours politique extrême, dans lequel l’immigration est réduite aux questions de sécurité et sert d’excuse à l’introduction d’une politique aux conséquences très négatives, lesquelles touchent déjà aux droits de l’homme, aux droits politiques et sociaux.
7.08.09
Plus inquiétant, certains commentateurs observent une « migration sociale » dans l’univers des réseaux sociaux : les catégories blanches, les plus instruites aux revenus les plus élevés ont tendance à quitter le navire à mesure de la démocratisation de l’outil. Et de conclure : « constater que la migration numérique reproduit les mêmes schémas sociaux que l’exode des blancs urbains doit être perçu comme un signal d’alarme pour tout le monde ».
Facebook, un simple miroir social ? Inimaginable pour les technophiles naïfs pensant que sur la Toile c’en serait fini des inégalités raciales, économiques et sociales et qui se voyaient déjà chanter We are the world en se tendant des mains virtuelles, le tout dans une atmosphère de paix planétaire. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises.
7.08.09
La politique de l’émotion (tout comme la politique sécuritaire) renvoie une image de proximité, agit sur les stimuli des individus pour véhiculer un regroupement autour d’une même souffrance (ou d’un même combat). Cette politique s’apparente à une forme de populisme démagogique, « du toujours plus d’émotions » pour aseptiser des citoyens tous touchés d’une façon ou d’une autre par des drames.
6.15.09